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François Aussanaire se définit comme un Breton multifacette, nouvellophile et nouvelliste forcené. Très inspiré par la mer, il donne à ses nouvelles – trois recueils publiés, plus de nombreuses autres parutions – une teinte où l’ironie est grinçante, pour ne pas dire noire. Et le voici lancé dans le roman avec Le dernier refuge des gens de mer, puis, tout récemment et dans la même veine, Le coureur des grèves.

 

Robert Blondel avec Le soleil d’Elissa, revient au roman historique. Il vous surprendra, donnant la parole à une femme qui raconte sa vie. S’éloignant cette fois de la civilisation grecque antique, il est toujours aussi bien documenté. Avec son écriture directe et précise, celle de Zotos l’Athénien ou Les cendres de Persépolis, il s’attache cette fois au cheminement rebelle d’une héroïne qui n’a pour elle que son exigence de dignité dans un monde taillé pour et par les hommes.

 

Maryvette Balcou aborde tous les thèmes, en tous les lieux, avec la même pertinence. Avec quinze ouvrages pour la jeunesse, trois romans ou recueils de nouvelles, trois ouvrages scientifiques liés à la santé et à l’éducation, elle navigue des côtes de La Réunion où cette Bretonne a posé sac à terre (temporairement !) à celles de la Manche où elle coécrit le Guide Bréhat-Paimpol. De Jeter l’ancre à Ecole et éducation en passant par Le piton des rêves, tout le monde y trouve son compte.

 

Michèle Cavalleri est publiée depuis 1953, aux éditions Seghers, mais ses premiers ouvrages sont introuvables ! Heureusement que cette artiste, très connue dans Saint-Brieuc pour sa peinture, n’a jamais cessé d’écrire. Le monde de ses nouvelles, de ses romans est parfois âpre, comme en contrepoint du sourire de cette grande dame. En huit ans elle a enchaîné cinq titres, dont le plus récent roman, A contre-jour, est paru en 2013.
En dédicace samedi.

 

Grégoire Delacourt, avec La première chose qu’on regarde, utilise l’humour et la fantaisie pour habiller une histoire d’amour aussi inattendue que généreuse, mais porteuse d’une douleur impossible à dominer. Pour une jeune fille, naître trop belle peut être un malheur. Avec ce roman original, drôle et émouvant, nul doute que les lecteurs, qui ont fait de La liste de mes envies un formidable best-seller, apprécieront ce regard sensible et généreux sur la vie des gens de tous les jours.

 

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David Fauquemberg, grand voyageur qui s’arrête à Binic pour faire Escales, revient d’Andalousie avec Manuel El Negro, plongée dans le peuple gitan. Après Mal Tiempo chez les boxeurs cubains, après Nullarbor dans les périls du désert australien, ce baroudeur construit de nouveau un vrai roman (et de la belle littérature) ancré dans du réel, dans des mondes où il a vécu des mois, parfois des années. Avec lui les personnages puissants, mais complexes, évoluent dans un milieu que nous découvrons.

 

Denis Flageul est un voisin aux talents multiples. On l’accuserait volontiers de trop peu écrire, ou d’écrire des textes – inclassables – trop courts. Selon le cas vous pourrez vous tordre de rire avec Mieux que Rien tout en admirant la profonde mais discrète culture de cet auteur, ou rester ému en lisant Les aubes sont navrantes. Mais encore ? Il écrit aussi des pièces de théâtre, des chansons, etc.

En dédicace dimanche.

 

Brigitte Giraud, pour discrète qu’elle soit, est une personnalité du monde littéraire, du monde des arts. Sept romans, des récits, de la poésie, et bien d’autres choses encore. Elle nous présente Avoir un corps comme un roman, pourtant en lisant ce récit de la vie d’une femme on ne peut s’empêcher de penser qu’il est “habité”. Au plus près du coeur, au plus près du corps son écriture précise nous fait passer par toutes les étapes d’une existence féminine, sans concession.

 

Pierre Hanot écrivain, c’est un style concis, efficace et ne refusant pas l’humour (noir), des intrigues complexes mais diablement bien ficelées, et une fois ouvert le bouquin vous ne le lâchez pas : essayez avec Tout du tatou, son dernier roman. Mais Pierre Hanot est aussi musicien. Il a été poète, maçon, routard, professeur d’anglais, plasticien, songwriter, chanteur, guitariste, et a produit 5 CD et plus de 1000 concerts dont 200 dans la plupart des prisons françaises.

 

Philippe Jaenada, vous le connaissez par son style qui n’est qu’à lui, par la truculence de ses récits fortement inspirés de ce qu’il a vécu. Et le voici aujourd’hui pour son dixième roman, Sulak. Une innovation, nécessairement, puisqu’il retrace ici la vie de Bruno Sulak, le braqueur au grand coeur des années 80, ancien légionnaire beau gosse refusant de verser le sang, et qui… non ! Achetez le livre ! D’autant qu’avec Philippe même une biographie ne peut être que jaenadaïsée, ça déménage !

 

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Serge Joncour : déjà douze romans, et tout mérite d’être lu, depuis Vu ! jusqu’à L’amour sans le faire, un pur chef-d’oeuvre. Mais Serge c’est une personnalité, une présence. Et une constance : il a toujours écrit, toujours su qu’il était fait pour ça, et il lui a fallu attendre l’âge de trente-sept ans pour voir publié son premier roman. Entre temps, de maître nageur à publicitaire il aura tout fait. Aujourd’hui scénariste, homme de radio, écrivain reconnu, il est resté le même homme simple.

 

Fabienne Juhel change encore de registre avec Julius aux alouettes. Quittant l’univers campagnard qui avait fait le succès de L’angle du renard, et le monde quelque peu féérique de Les oubliés de la lande, elle se rapproche de la côte et plus que jamais elle est à sa place aux Escales de Binic ! Mais chut… C’est d’autant plus un régal de retrouver sa perception sensorielle de la nature et des relations humaines que son premier et excellent roman, La verticale de la lune, vient d’être réédité.

 

Liza Kerivel. Partons d’existences qui, dans le lotissement d’à côté, peuvent vous paraître banales. Ou bêtement tristes. L’écriture sèche, rapide et sans concession de Liza vous les montre dans leur vraie dureté, mais aussi avec toute leur charge énergétique d’espoir et de lutte. Vous les montre ? Non, elle vous les fait percevoir, au creux de l’estomac, depuis son premier roman Inventaire des silences jusqu’au troisième, Remonter les rivières, après un recueil de nouvelles.

 

René Le Cam, poussé par une débordante envie d’écrire, commence par l’autobiographie avec Mon vieux Port, Fleur de Mer, puis enchaîne sur deux recueils de poésie avant de publier pour la jeunesse La grenouille et le nénuphar. En 2012, Le rocher dans la lande renoue avec le roman. Outre le plaisir de distraire les enfants, d’enchanter les adultes,
René nous alerte, dans De la Terre à Saturne, sur la baisse de la biodiversité côtière.

 

Philippe Le Douarec s’est appuyé sur son expérience de chirurgien pour, après l’autobiographie, aborder le thriller médical avec Pandemic, et se lancer dans le polar non médical avec Glaciales glissades, sorti en octobre 2013. Un quatrième roman est à paraître dans l’été.

En dédicace dimanche.

 

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Arnaud Le Guilcher, troisième roman : Pile entre deux est promis au même succès que Pas mieux, suivi de En moins bien. Ne vous fiez pas aux titres, Arnaud change de sujet à chaque ouvrage mais ce qui ne change pas c’est son écriture qui vous fait chevaucher les mots à cru, qui vous balance entre crises de rire et émotion nue. Après tout, rien d’étonnant pour cet écrivain venu tard au roman, mais baigné depuis toujours dans le rock où il travaille avec
les plus grands musiciens.

 

Pierre Livory écrit “sur les vagues”. Homme de mer, par sa profession d’abord, passion ensuite, il est auteur de romans, depuis Connivences jusqu’à Perles Océanes, de nouvelles (Déferlantes), et même de contes pour enfants. Comme quoi, il sait aussi ne pas parler de ses bateaux, sa grande passion !

En dédicace dimanche.

 

Peter May : cet Ecossais fut très jeune un scénariste vedette de la BBC avant de s’installer dans le Lot pour se consacrer à l’écriture de romans. Le cadre “policier” lui impose la contrainte de documentations soignées, et de nombreux voyages pour sa série chinoise. Avec sa trilogie écossaise, débutant par L’île des chasseurs d’oiseaux, derrière la fumée du feu de tourbe, l’océan déchaîné et l’accent gaélique se cachent la complexité des personnages et
les surprises de la vie.

 

Véronique Merlier entame audacieusement sa carrière de romancière avec L’Angle mort, où elle aborde un sujet qui aurait pu être périlleux. Elle en a déjoué tous les pièges par la magie d’un regard qui allie sensibilité, pudeur et force. Il y fallait aussi ce talent qu’elle possède, une écriture précise : elle sait employer “les mots justes, et juste les mots” pour nous embarquer dans cette tranche de vie à deux voix, douloureuse mais non désespérée.

 

François Perrin. Homme de télévision, où il collabore avec Frédéric Taddéi, critique littéraire, rédacteur de la rubrique “Boire” dans le supplément du Nouvel Observateur, il a aussi travaillé… sur le terrain comme serveur dans les lieux les plus divers. Aussi pouvons nous être sûrs d’avoir affaire à un homme d’expérience lorsqu’il se lance dans la rédaction de son premier roman : Bois Sans Soif, tout un programme (préfacé par Ph. Jaenada !)

 

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Pia Petersen, Danoise installée (si l’on peut employer ce mot à propos de cette éternelle voyageuse) en France est une romancière d’expression française. Elle aborde tous les registres avec la même réussite, jetant sur notre époque un regard à la fois désenchanté et amusé. Avec son neuvième roman Mon nom est Dieu elle confirme qu’elle ne manque ni d’audace ni de sens critique, tout en accordant à ses personnages une vraie sensibilité. On ne la lâche pas!

 

Michel Philippo. S’attendait-il à obtenir le Prix du Roman, décerné par l’Association des Ecrivains Bretons pour Un été au paradis ? Pourtant, depuis La tentation du pylône, de son écriture rythmée et sobre, qui sait pourtant se faire poétique, il maîtrise l’art du roman que ce soit dans la quête d’une rédemption ou dans des destins croisés d’enfance. Il excelle aussi dans l’art de la nouvelle avec La vie fragmentée.

 

Yves Pinguilly. Remarquable destin que celui de ce métallurgiste, puis matelot, devenu avec plus de cent titres publiés un auteur aux mille talents. L’Afrique subsaharienne, qu’il connait parfaitement, lui a inspiré ouvrages de recherche aussi bien que contes pour enfants. Cet éternel voyageur s’est bien sûr intéressé au monde des Antilles, à la colonisation, et surtout à la libération d’Haïti et au personnage fascinant que fut son libérateur : Toussaint Louverture,
l’arbre noir de la liberté.

 

Gabriel Robinson, nom de plume de Richard Gaitet, ne choisit pas la facilité pour son premier roman. Les heures pâles raconte la recherche menée par un fils entre le Mali, Lyon et Paris pour connaître la vérité sur son père. Il découvrira la vie complexe et fragmentée de cet homme “exemplaire”, lui-même professionnel de l’enquête puisque flic, et ce ne sera pas sans douleur. L’écriture précise, claire et angoissée de Richard s’adapte à merveille à ce tohu-bohu des vraies et fausses vérités.

 

Marie Sizun part de cette vie quotidienne où chaque jour on peut tout craindre mais tout espérer. Déjà récompensée par le Prix des lectrices de Elle pour La femme de l’Allemand, elle nous offre, avec son septième roman Un jour par la forêt, une pure merveille. Pendant une journée nous suivons les pas d’une petite fille qui va faire une découverte, une de celles qui embellissent à jamais la vie. Et toujours avec la même écriture, simple et sans emphase, qui pourtant fait de chaque page un poème.

En dédicace dimanche.

 

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Angélique Villeneuve nous offre Les fleurs d’hiver, en avant-première sur la parution officielle. Abordant le dur sujet du retour chez lui, fin 1918, d’une “gueule cassée”, elle trace avec pudeur le deuxième combat que devront livrer un homme mutilé et son épouse. Coup de coeur de l’an dernier, Angélique nous avait séduits, dans Grand Paradis et Un territoire, avec son écriture à la fois sensuelle et âpre, collant à la peau des personnages, faisant vivre les humbles et même les objets.

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