Martial Caroff sera au prochain festival Les escales  à Binic 

 

 CAROFFDepuis son premier roman paru en 1999, Ys en automne, premier volet d'une pentalogie Les cinq saisons nourrie au lait de la Grèce antique, le Brestois Martial Caroff a accompli un beau et atypique parcours. Cet enseignant-chercheur à l'Université de Bretagne occidentale, né octobre 1964 à Landerneau, est un spécialiste des magmas. Il en enrichit une collection jeunesse, « Dame Nature » avec Les pierres qui brûlent... Mais sa bouillonnante inspiration, lui fait explorer toutes les galaxies avec un humour froid : immersion dans des mondes imaginaires, romans noirs... Toute son oeuvre témoigne d'un goût immodéré pour l'épopée fantastique qui n'est pas sans susciter des commentaires enthousiastes des blogueurs jeunes et moins jeunes. Pourquoi accepte-t-il de venir au festival de Binic ?

« C'est l'un des festivals les plus agréables que je connaisse : bonne ambiance entre les auteurs et des organisateurs agissant de manière très professionnelle. La beauté du site n'est pas étrangère au plaisir que l'on y prend. »

 

Entretien

Dans quelle catégorie de romancier vous rangez-vous : auteur jeunesse, auteur de polars, descendant de conteurs bretons... ?

Je pense n'appartenir à aucune catégorie particulière. J'aime beaucoup changer de genres. J'ai commencé par du polar adulte mâtiné de légendes, puis je suis passé à la science-fiction et aux romans historiques. La rencontre avec Thierry Lefèvre, directeur de collection à Gulf Stream, m'a ouvert la porte de la littérature jeunesse.

Faut-il distinguer des périodes à thèmes d'inspiration spécifiques dans la chronologie de votre création littéraire ?

Pas du tout. Pour être efficace, je dois alterner, passer systématiquement d'un univers à un autre. Je fais souvent des séries de romans, mais pas en continu. Je croise les rédactions, ce qui permet de relancer mon intérêt et mon inspiration à chaque ouvrage.

Vous semblez partir de faits scientifiquement avérés pour tordre ensuite la réalité et l'ouvrir sur l'extraordinaire. Est-ce bien votre méthode ?

Oui, c'est exactement ce que j'ai fait dans mes deux romans de science-fiction Exoplanète et Antarctique. Être très rigoureux sur l'aspect scientifique et ouvert à l'imaginaire le plus débridé, voilà un mariage que je trouve efficace et jubilatoire. Ce faisant, je prends le contre-pied du genre le plus en vogue actuellement, surtout chez les jeunes lecteurs : la Fantasy.

Vos oeuvres véhiculent-elles des messages plus spécifiques en fonction de leurs destinataires ?

Ça dépend. J'aborde parfois des problèmes contemporains : moeurs politiques (Les profanateurs) ; réchauffement climatique (Antarctique), mais jamais de front. Mes ouvrages sur la Grèce antique destinés à un jeune public, comporte un aspect pédagogique important.

Quels sont les thèmes de vos prochains ouvrages ?

Cinq livres doivent paraître en 2012. Un roman historique « jeunes adultes », Les profanateurs (Gulf Stream), est déjà en librairie. En mars sortira Karl, le 1 er tome de Trilogie noire (L'Archipel), un thriller pour ados. En mai, un album de géologie pour les enfants paraîtra : Les pierres qui brûlent, qui brillent... (Gulf Stream). Enfin, le 3ème tome de ma trilogie de science-fiction Intelligences se concrétisera en fin d'année avec un autre livre : Layla (trilogie noire II)

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