Robert-Blondel.jpgRobert Blondel s'implique dans la troisième édition des Escales - Binic

Trois questions à...

Robert Blondel, bénévole et auteur binicais.

Quelle est la spécificité des Escales, qui se dérouleront du 23 au 25 mars ?

Les Escales de Binic font de la rencontre entre le public et les écrivains une priorité. Douze conférences-débats, des échanges entre auteurs « jeunesse » et scolaires et des ventes-dédicaces favorisent la discussion avec l'auteur qui vous a « accroché ». Ainsi, sur 43 auteurs invités (romans, essais, poésie, albums et BD, cuisine...), 29 participeront à un débat public. C'est une proportion exceptionnellement élevée par rapport à d'autres manifestations de même type.

Quel est votre rôle et celui des autres bénévoles ?

Dans l'équipe des 30 bénévoles, coordonnée par le « capitaine » Laurent Honoré, chacun est indispensable. Anne Chopin, Marielle Le Coq et moi avons mené une longue et passionnante traque des écrivains qui peuvent se rendre disponibles pour Les Escales. Lors des premières éditions, j'avais profité de cette organisation en tant qu'auteur. Cette année, je change de casquette et assume un autre rôle : l'animation de tables rondes avec trois ou quatre écrivains réputés. Pour m'y préparer, rien de tel que de me replonger dans leurs oeuvres, prendre des notes, anticiper des questions. De quoi me ramener à une profonde humilité !

Quels sont vos coups de coeur ?

Ces auteurs sont nos invités parce que nous aimons leurs livres. Parmi les écrivains qui viennent pour la première fois, j'accorderais une mention à Gérard Mordillat, Dominique Manotti, Philippe Jaenada et Denis Labayle. La présidente d'honneur Claudie Gallay retient aussi mon attention. Son roman Les Déferlantes a été vendu à plus de 300 000 exemplaires. Une mise en lumière parfois violente pour une femme qui n'aime pas parler d'elle. Aux interviews réductrices elle préfère l'écriture, des journées entières au bureau. Elle aime les gens humbles, observer les gestes du travail, traquer les joies, les larmes inattendues, les rendez-vous ratés, les désirs. Et la mer, qu'elle a commencé à aimer avant de connaître.

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