La dernière édition du grignotage littéraire des Escales de Binic : "Passe-moi le mot" a eu lieu au Neptune le jeudi 12 juin. Nous avions retenu, pour clôturer cette saison inaugurale, le thème de l'humour dans la littérature, et le moins que l'on puisse dire c'est que le sujet a inspiré pas mal de participants.

 

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Pour planter le décor : dans la salle de l'étage, dont les tables avaient été mises en place  de façon optimale pour accueillir la petite vingtaine de personnes que nous étions, nos hôtes avaient préparé de délicieux plateaux de tapas accompagnés de sangria. Une "grignote" de luxe pour commencer la soirée dans les meilleures conditions possibles.

 

C'est Françoise qui a débuté en nous faisant (re)découvrir l'humour vachard et tout en finesse de Marcel Proust épinglant la bourgeoisie montante dans Un amour de Swann.

 

Aimée a plongé avec délices dans un grand recueil collectif Le rire de résistance, d'où elle a ramené un certain nombre de perles, de divers auteurs tels François Morel, Daniel Pennac, Sacha Guitry, Woody Allen, Jules Renard, Guy Bedos et d'autres encore. Ponctuations minimalistes ou textes plus longs, Aimée a su intervenir avec un sens du tempo impeccable et un vrai talent de lectrice pince-sans-rire. Une mention spéciale pour Aimée.

 

Danièle, qui a ramené de plusieurs séjours canadiens un accent plus vrai que nature, nous a lu un extrait particulièrement savoureux de La Sagouine, d'Antonine Maillet, chronique haute en couleurs de la vie quotidienne d'une Acadienne, fille de pêcheur de morue. Avec l'accent, bien sûr.

 

Paul, comme Aimée, est intervenu en ponctuation, entre des textes plus longs, et a émaillé la soirée de maximes de Mark Twain, Winston Churchill, Oscar Wilde. Il nous a lu ensuite un texte de Pierre Desproges : Alors bon, qu'est-ce qu'on fait ? extrait de Textes de scène.

 

Dominique et Mireille avaient préparé dans le plus grand secret un sketch de Roland Dubillard, extrait des Diablogues, qu'elles ont joué comme au théâtre, et c'était BIEN !!

Beaucoup de modestie, un talent certain, un texte hilarant (Lignes sur l'eau : des mérites comparés de la pluie, du feu et de la police)  ça ne pouvait que fonctionner !

 

Retour de Françoise avec Bouvard et Pécuchet, de Flaubert. Un texte très actuel sur les bienfaits du compost, dans lequel les deux personnages sont prêts à  introduire quelques apports contestables ... à vérifier par vous-mêmes.

 

Sans s'être consultés au préalable, Annick et Robert ont choisi de présenter le même livre ! dont un extrait commun. Il s'agit de Pourquoi j'ai mangé mon père, de Roy Lewis.

Ernest, un jeune homme du Pléistocène moyen, raconte les aventures de sa famille et en particulier de son père Édouard, toujours à l'affût d'innovation, d'expérimentations techniques, et pétri d'idées généreuses. Les progressistes contre les réactionnaires, version préhistorique.

 

J'ai lu un extrait d'un texte d'Alexandre Vialatte, maître vénéré de Pierre Desproges, intitulé Les loups, dans Dernières nouvelles de l'homme.

 

Vincent a choisi de présenter quelques extraits de Demain, j'arrête d'écrire, d'Hervé Bellec, jeune auteur de récits de voyages, de romans, de nouvelles. Textes dans le vif du quotidien, au style extrêmement vivant, à l'humour percutant. D'ailleurs, on en a redemandé ...

 

Françoise, décidément très inspirée par les grands classiques, a lu un extrait de Mort à crédit de Louis-Ferdinand Céline. Puis  Dominique lui (nous) a fait la surprise de lire un extrait de Tatiana Lafumette, ou la guerre des branchés, DE Françoise Gehannin.

 

De l'avis de tous les participants, qu'ils soient intervenus ou aient simplement prêté leurs oreilles attentives, la soirée a été une belle réussite. Pour un soir de premier match de Coupe Mondiale de foot, ce n'était pas gagné d'avance ....

 

Un grand merci à tous, avec mention spéciale pour nos hôtes du Neptune qui savent si bien nous accueillir et nous régaler.

 

Un excellent été à tous, et à très bientôt.

 

Amicalement,

 

 

Corinne Dirmeikis

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