Bonjour,
 
Comme vous le savez, jeudi dernier s'est tenu au " Chaland qui passe " le deuxième opus de " Passe-moi le mot ", le café littéraire des Escales de Binic.
 
Fidèles à la règle que nous nous sommes fixée, nous changeons de lieu d"accueil à chaque fois. Petite grignote bien sympathique, accueil chaleureux, ambiance conviviale pour ne pas dire familiale, le décor est planté.
Pour ce qui est des échanges, là aussi, nous n'avons pu que remarquer la belle qualité des différentes interventions, l'enthousiasme des intervenants, la qualité haut de gamme de l'écoute mise en oeuvre.
Petit résumé, pour vous donner envie de venir la prochaine fois !
 
Françoise a commencé très fort en nous présentant un livre-culte, Le Maître et Marguerite, de Mikhaïl Boulgakov ," trois romans pour le prix d'un" comme elle nous l'a dit, : roman d'humour, allégorie philosophique ou socio-politique, satire du système soviétique, ou encore de la vanité de la vie moderne en général... Le roman est aussi un roman d'initiation. Un monde à découvrir.
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Robert, en bon programmateur, nous a présenté le dernier roman de Marie Sizun, que Les Escales auront le grand plaisir de recevoir en mars prochain :" Un jour par la forêt " L'extrait qu'il nous en a lu était très joliment rythmé par le poème de Victor Hugo,
Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne,
Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.
J'irai par la forêt, j'irai par la montagne.
Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.

texte tout en finesse et en pudeur, qui nous donne envie d'en savoir davantage sur son auteur et sur le reste de son oeuvre. En bonus, Robert a lancé un hommage appuyé à La légende des siècles ( Victor, c'était ta fête jeudi soir)

Soizic, peur de rien, nous a lu des extraits d'un autre livre-culte, " Les monologues du vagin ", de Eve Ensler, dans lesquels il était beaucoup question de poils, et des mérites comparés de leur présence ou de leur absence. Autre ambiance ! La monotonie n'était pas au rendez-vous jeudi dernier.

A mon tour, j'ai souhaité rendre hommage aux poètes de langue espagnole pour le rôle essentiel qu'ils ont joué dans la réappropriation de la langue de mes origines. Qui mieux que Pablo Neruda ? Deux extraits des célébrissimes Veinte poemas de amor y una cancion desesperada, Me gustas cuando callas, et Me recuerdo como eras en el ultimo otoño. En musique. Ole!

Danièle, par petites touches et avec une certaine gourmandise nous a lu quelques poèmes de Georges-Emmanuel Clancier, Andrée Chédid, ... extraits d'un très beau recueil "Paroles des poètes d'aujourd'hui".

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Maryvonne nous a lu un extrait des Travailleurs de la mer, de Victor Hugo, dont la thématique de la grotte a amené plus d'un auditeur à faire quelques rapprochements avec les monologues ...voir plus haut !

Sylvain a lu un texte extrait de " Balades au paradis ", de Sam Shepard, "Un rose artificiel", qu'il nous a présenté comme une mise en mouvement d'un tableau d'Edward Hopper, bien vu ! Ambiance West Coast, Buick rose et ailerons chromés, peut-être quelques notes de Chet Baker... Et en bonus, une lecture fort bienvenue du texte de Bernard Lavilliers, Les Barbares : 1976, pas une ride.

Marie-France a évoqué une lecture marquante, celle de " Une autre vie est possible"  de J-C Guillebaud, dont l'exergue nous a tous marqués au point de  lui avoir demandé de le répéter :

"Mieux vaut allumer une bougie que maudire les ténèbres"

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C'est vrai que la bougie était allumée jeudi soir au Chaland.

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