Bonjour,
 
Jeudi dernier a eu lieu le troisième opus du grignotage littéraire des Escales de Binic.
Claire et Pascal Bonnefoy nous ont accueillis royalement dans les salons de l'hôtel Benhuyc.
 
Il était convenu que nous échangerions ce soir-là plus particulièrement autour des auteurs invités au Festival 2014.
Mais sans nous interdire de revenir à nos textes fondateurs et fondamentaux comme nous l'avions fait lors des précédentes éditions.
 
Elisabeth a ouvert la soirée avec la présentation de L'île des mangeurs d'oiseaux
de Peter May, premier volume d'une trilogie consacrée au retour sur son île natale (île de Lewis, située au nord de l'Ecosse), d'un détective confronté aux démons de son passé. Odeur de feu de tourbe garantie, noirceur des âmes et des paysages, vent s'engouffrant sous les portes mal ajustées....
 
Robert a présenté Avoir un corps, de Brigitte Giraud ; évocation sensible et précise de   l'incarnation d'une petite fille, d'une jeune fille, d'une femme.
Ce qui m'a donné envie de parler à mon tour d'un autre magnifique texte de ce même auteur, J'apprends, qui nous convoque à une plongée vertigineuse dans la mémoire de nos années fondatrices : texte à la fois profondément personnel et parfaitement universel.
 
Françoise nous a lu un extrait de L'homme qui ne savait pas dire non, de Serge Joncour, et comme elle lit très bien elle a su nous donner le besoin de nous précipiter sur l'ouvrage en question, ou nous replonger avec bonheur dans L'amour sans le faire.
 
Mireille a évoqué l'ouvrage de Marie Sizun, Un léger déplacement, et en a lu un extrait pour nous faire apprécier l'écriture toute en finesse de la romancière.
 
Autre auteur des Escales, autre ambiance : Simone nous a fait découvrir l'écriture âpre et sans concession d' Angélique Villeneuve, avec un extrait de Un territoire.
 
Légèreté, tendresse et humour, La première chose qu'on regarde de Grégoire Delacourt, a su séduire Robert qui n'a pu s'empêcher de nous en lire la première phrase avec une certaine délectation. Comment, vous ne l'avez pas lue ? Qu'attendez-vous?
 
Sylvain, n'a pas hésité à inviter Antonin Artaud :
« Là où d'autres proposent des œuvres je ne prétends pas autre chose que de montrer mon esprit. La vie est de brûler des questions. Je ne conçois pas d'œuvre comme détachée de la vie. Je n'aime pas la création détachée », affirment les premiers mots de L'Ombilic des limbes.
 
J'ai ensuite enchaîné avec une présentation de La belle amour humaine, de Lyonel Trouillot, dont j'adore le style solaire et poétique.
 
Robert a continué avec l'évocation de Remonter les rivières, de
Liza Kerivel, qui par une écriture tendue et nerveuse, nous entraîne dans le récit d'un vertige qui se transforme en chemin de reconquête, comme une lente remontée du courant de la vie.
 
Michèle a lu un texte de Paul Yann Kermarc'heg, La galerne, évocation de l' atmosphère propre à une certaine Bretagne des années 70 et 80.
 
Robert, décidément très en verve, a eu le mot de la fin avec la lecture d'un extrait de L'homme-joie, de Christian Bobin, extrait qui a été le point de départ d'un échange enflammé autour de l'art et de la personne de Glenn Gould.
 
Une soirée riche en contrastes !
 
Le prochain café littéraire aura lieu au mois d'avril dans les salons du Brit'Hotel.
Précisions, plus tard...
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