Publié le 28/03/2016

Près de 7 000 visiteurs ont fait Escales à Binic

Revue de  presse - Ouest France :

 

Ils étaient 1 000 de plus que l'an passé à venir rencontrer les écrivains et assister aux animations. « Nous pouvons encore mieux faire », assure pourtant Robert Blondel.

 

 

 

 

Beaucoup de monde pour cette septième édition des Escales : vos réactions à chaud ?

Nous estimons à près de 7 000 visiteurs la fréquentation de cette septième édition, soit 1 000 de plus que l'an dernier. En deux jours de festival, nous n'avons connu aucun temps mort. Nous avons beaucoup de retours très positifs de la part du public, comme des auteurs. Nombreux sont ceux qui veulent revenir !

Quelles sont, selon vous, les raisons de ce succès ?

D'abord le plateau exceptionnel des écrivains. Que de tels auteurs nous fassent confiance et viennent à  Binic pour rencontrer le public, c'est plus qu'encourageant pour toute l'équipe. Il y a ensuite l'esprit du festival, à la fois pro et décontracté. Je pense aussi que la diversité des animations proposées autour de la littérature est appréciée des auteurs et du public. Plus prosaïquement, je dirais que le long week-end de Pâques et le temps plus que maussade nous ont bien aidés. Sans oublier la très bonne couverture médiatique dont nous avons bénéficié...

Si vous aviez trois ou quatre moments forts à retenir, ce serait quoi ?

La tribune exceptionnelle d'hier soir autour du thème de l'écriture comme acte de résistance. Un moment fort de partage entre les auteurs et le public. Mais également les deux premières tables rondes sur le roman policier puis sur l'écriture salvatrice, sans oublier le spectacle de Brigitte Giraud et Albin de la Simone dans une partie de ping-pong remarquable !

Comment envisagez-vous la prochaine édition ?

Nous allons persévérer sur ce chemin qui s'ouvre de plus en plus devant nous au fil des éditions, avec d'autant plus de conviction que nos partenaires institutionnels nous encouragent dans cette voie. Nous allons donc poursuivre mais en progressant. Si on ne s'améliore pas, on recule. Sur certains points, nous pouvons encore mieux faire, notamment en ce qui concerne le lien entre la journée scolaire et le festival proprement dit. Cette marge de progression est évidemment liée à la disponibilité des bénévoles...

 

 

 Publié le 

Les littératures vagabondes font escale à Binic

 

Le festival Les Escales de Binic se déroulera ce week-end. Cette fête du livre sera présidée par la romancière Brigitte Giraud.

 


 

 

Pourquoi avez-vous accepté de présider ce festival ?

Les Escales de Binic sont un festival convivial, à la fois sérieux et joyeux, auquel j'ai eu la chance d'être invitée à deux reprises. Le public y est très connaisseur, enthousiaste et attentif. Et puis, autre raison, mon amour pour la Bretagne et notamment les Côtes-d'Armor. J'y viens depuis longtemps pour randonner sur le GR34 ! Côté littérature, je suis également membre du jury du prix Louis Guilloux.

Comment est né en vous le besoin d'écriture ?

Il a toujours existé en moi. J'avais une dizaine d'années quand j'ai écrit mon premier roman. Écrire, c'est pour moi une astuce pour vivre une vie parallèle dans laquelle j'ai l'impression d'avoir plus de prise sur le monde et les êtres, une sorte de laboratoire d'expériences où je fais vivre ensemble des êtres humains et où je peux voir comment ils se comportent. Je ne suis pas tendre avec mes personnages parce que j'aime les voir sous un jour lucide et sans complaisance. Et puis, l'écriture est aussi un moyen de retenir le temps qui passe. Le temps d'écriture est un temps retenu pour comprendre le monde...

Comment abordez-vous l'écriture ?

Ce qui déclenche en moi l'écriture d'un roman, c'est toujours une préoccupation intime qui va télescoper une préoccupation collective. Nous vivons tous une vie intime et une vie collective, et l'écriture est le point de rencontre entre ces deux dimensions. Ce qui m'anime ensuite, c'est de rendre visible l'invisible, en trouvant la justesse des mots pour traduire sentiments, ressentis et situations. J'ai la passion des mots et c'est par l'écriture que l'on pense avec justesse

Vos romans ont donc bien un fil conducteur, une sorte de fil rouge ?

Le rapport dominant dominé, le rapport à l'autre et le lien entre les êtres. L'obsession de l'adolescence, première expérience du deuil, celui de l'enfance, le moment le plus complexe de notre vie, mais aussi le plus exaltant, le plus éprouvant et le plus riche.

Citez trois mots qui résonnent particulièrement en vous...

Adolescence, musique, et se sauver, dans les deux sens du terme...

Samedi 26 et dimanche 27 mars, Les Escales de Binic, salle de l'Estran, à Binic. Gratuit. Infos sur escales-de-binic.over-blog.com.

 

 

 

 

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Salah Al Hamdani invité des Escales de Binic

Ils étaient 1 000 de plus que l'an passé à venir rencontrer les écrivains et assister aux animations. « Nous pouvons encore mieux faire », assure pourtant Robert Blondel.

 

Entretien

Beaucoup de monde pour cette septième édition des Escales : vos réactions à chaud ?

Nous estimons à près de 7 000 visiteurs la fréquentation de cette septième édition, soit 1 000 de plus que l'an dernier. En deux jours de festival, nous n'avons connu aucun temps mort. Nous avons beaucoup de retours très positifs de la part du public, comme des auteurs. Nombreux sont ceux qui veulent revenir !

Quelles sont, selon vous, les raisons de ce succès ?

D'abord le plateau exceptionnel des écrivains. Que de tels auteurs nous fassent confiance et viennent à  Binic pour rencontrer le public, c'est plus qu'encourageant pour toute l'équipe. Il y a ensuite l'esprit du festival, à la fois pro et décontracté. Je pense aussi que la diversité des animations proposées autour de la littérature est appréciée des auteurs et du public. Plus prosaïquement, je dirais que le long week-end de Pâques et le temps plus que maussade nous ont bien aidés. Sans oublier la très bonne couverture médiatique dont nous avons bénéficié...

Si vous aviez trois ou quatre moments forts à retenir, ce serait quoi ?

La tribune exceptionnelle d'hier soir autour du thème de l'écriture comme acte de résistance. Un moment fort de partage entre les auteurs et le public. Mais également les deux premières tables rondes sur le roman policier puis sur l'écriture salvatrice, sans oublier le spectacle de Brigitte Giraud et Albin de la Simone dans une partie de ping-pong remarquable !

Comment envisagez-vous la prochaine édition ?

Nous allons persévérer sur ce chemin qui s'ouvre de plus en plus devant nous au fil des éditions, avec d'autant plus de conviction que nos partenaires institutionnels nous encouragent dans cette voie. Nous allons donc poursuivre mais en progressant. Si on ne s'améliore pas, on recule. Sur certains points, nous pouvons encore mieux faire, notamment en ce qui concerne le lien entre la journée scolaire et le festival proprement dit. Cette marge de progression est évidemment liée à la disponibilité des bénévoles...

 

 

 Publié le 

Les littératures vagabondes font escale à Binic

 

Le festival Les Escales de Binic se déroulera ce week-end. Cette fête du livre sera présidée par la romancière Brigitte Giraud.

 

Entretien

Pourquoi avez-vous accepté de présider ce festival ?

Les Escales de Binic sont un festival convivial, à la fois sérieux et joyeux, auquel j'ai eu la chance d'être invitée à deux reprises. Le public y est très connaisseur, enthousiaste et attentif. Et puis, autre raison, mon amour pour la Bretagne et notamment les Côtes-d'Armor. J'y viens depuis longtemps pour randonner sur le GR34 ! Côté littérature, je suis également membre du jury du prix Louis Guilloux.

Comment est né en vous le besoin d'écriture ?

Il a toujours existé en moi. J'avais une dizaine d'années quand j'ai écrit mon premier roman. Écrire, c'est pour moi une astuce pour vivre une vie parallèle dans laquelle j'ai l'impression d'avoir plus de prise sur le monde et les êtres, une sorte de laboratoire d'expériences où je fais vivre ensemble des êtres humains et où je peux voir comment ils se comportent. Je ne suis pas tendre avec mes personnages parce que j'aime les voir sous un jour lucide et sans complaisance. Et puis, l'écriture est aussi un moyen de retenir le temps qui passe. Le temps d'écriture est un temps retenu pour comprendre le monde...

Comment abordez-vous l'écriture ?

Ce qui déclenche en moi l'écriture d'un roman, c'est toujours une préoccupation intime qui va télescoper une préoccupation collective. Nous vivons tous une vie intime et une vie collective, et l'écriture est le point de rencontre entre ces deux dimensions. Ce qui m'anime ensuite, c'est de rendre visible l'invisible, en trouvant la justesse des mots pour traduire sentiments, ressentis et situations. J'ai la passion des mots et c'est par l'écriture que l'on pense avec justesse

Vos romans ont donc bien un fil conducteur, une sorte de fil rouge ?

Le rapport dominant dominé, le rapport à l'autre et le lien entre les êtres. L'obsession de l'adolescence, première expérience du deuil, celui de l'enfance, le moment le plus complexe de notre vie, mais aussi le plus exaltant, le plus éprouvant et le plus riche.

Citez trois mots qui résonnent particulièrement en vous...

Adolescence, musique, et se sauver, dans les deux sens du terme...

Samedi 26 et dimanche 27 mars, Les Escales de Binic, salle de l'Estran, à Binic. Gratuit. Infos sur escales-de-binic.over-blog.com.

 

 

 

 

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Salah Al Hamdani invité des Escales de Binic

 

  • Salah Al Hamdani : « Le destin ressemble à ces nuits entières oubliées dans l'encrier »
    Salah Al Hamdani : « Le destin ressemble à ces nuits entières oubliées dans l'encrier » | Ouest-France

Le festival de littératures vagabondes se déroule, à l'Estran, et dans plusieurs lieux de la ville et du port. Au programme, lectures, spectacles et tables rondes.

Entretien 

Salah Al Hamdani, poète irakien invité au festival.

Pourquoi avoir accepté de participer aux  Escales de  Binic ?

J'avais déjà beaucoup entendu parler de ce festival du livre, quand j'ai été contacté par Mérédith Le Dez [membre de l'association les  Escales de  Binic]. J'ai évidemment accepté l'invitation. Il est important de se faire connaître ailleurs qu'à Paris. Toute la France est un grand pays de poésie.

D'où vous vient votre passion pour l'écriture ?

Elle m'est venue lorque que j'étais en captivité, en Irak, comme prisonnier politique. J'avais 21 ans. On m'avait emprisonné car lorsque j'ai été envoyé au nord de l'Irak pour combattre les Kurdes, j'ai refusé cette guerre. Tous les soirs, j'entendais quelqu'un dans une cellule voisine réciter des mots. C'était très beau. Quand je lui ai demandé ce que c'était, il m'a répondu « des poèmes ». Je ne connaissais rien à la poésie. Je suis né à Bagdad, en Irak, dans une famille modeste. Personne n'écrivait chez moi.

Une fois libéré, je suis retourné à Bagdad car on dit souvent:« On écrit en Égypte, on publie à Beyrouth et on lit à Bagdad. » Dans les cafés, j'ai découvert les livres traduits en arabe de Sartre, Baudelaire, et surtout Camus dont l'écriture m'a libéré de mon côté arabo-musulman. J'étais enfin un homme heureux.

Pourquoi avez-vous choisi de venir en France ?

À Bagdad, ma tête était mise à prix, y compris après ma libération. Il fallait que je parte. J'ai choisi la France, celle de Camus, en 1975, même si je ne parlais pas la langue. J'ai réussi à m'inscrire à la fac sans diplôme. Puis la chance est arrivée : on m'a proposé un rôle d'acteur au Théâtre national populaire en 1979. Pendant vingt ans, j'ai mené de front carrière d'acteur et d'écrivain poète. J'ai également publié plus de 40 ouvrages. C'est la langue française qui m'a fait découvrir le mot amour, le mot engagement.

Comment abordez-vous l'écriture ?

Je n'ai pas de rites. J'observe, je m'approprie les choses, la lumière, les autres. Je ne veux pas changer le monde, je veux en suggérer un autre. Je ne suis pas un poète engagé, mais un poète de l'engagement incarné.

Ce samedi, à 18 h 30, salle de l'Estran de  Binic. Gratuit.

 

 

 

 

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Pour Angélique Villeneuve, la lumière surgit toujours dans l'ombre

 

Entretien

Est-ce la première fois que vous participez aux Escales de Binic ?

Oh non ! C'est même la troisième fois puisque j'ai déjà participé au festival en 2013 et en 2014. Et je ne me suis pas fait prier pour revenir cette année, tant le salon est agréable, bien organisé, l'accueil chaleureux, que ce soit de la part de l'équipe ou du public. 

Et j'aime la Bretagne, c'est un magnifique territoire pour parler des livres. Les Bretons sont curieux et très sensibles à la littérature et à l'art.

Quel a été votre parcours pour arriver à l'écriture ?

J'ai toujours écrit depuis toute petite fille, des poèmes, des nouvelles. J'aime l'enfance, même si elle laisse des cicatrices, des fêlures. J'ai d'ailleurs beaucoup écrit pour la jeunesse. Mais c'est à la fin des années 90 que je vais me jeter à l'eau avec l'écriture d'un roman Age mental qui sera publié en 2001 chez Denoël. C'était parti.

 

Plus j'écrivais, plus ça devenait vital pour moi d'écrire ! Mon second roman Ne plus y penser est sorti peu après, suivi de Grand paradis, puis des Fleurs d'hiver qui a remporté le prix des lecteurs au récent salon du livre de Quintin.

Pouvez-vous nous en dire plus sur « Nuit de septembre », votre dernier roman ?

Ce dernier ouvrage, ce n'est plus de la fiction, c'est un récit littéraire autobiographique sur mon vécu récent, un vécu douloureux où je livre mes ressentis les plus intimes après le décès brutal de mon fils. Comment exister sans celui dont on respecte silencieusement le choix d'être parti ? Quelle place trouver parmi les vivants et comment leur dire que dans l'ombre surgit toujours la lumière ? 

J'ai mis beaucoup de lumière dans ce livre, beaucoup de bras et d'épaules...

Vos romans ont-ils un fil conducteur, un fil rouge ?

La lumière dans l'ombre, les fleurs dans l'hiver. L'espoir. Tenter de consoler plutôt que d'affliger le lecteur. J'écris toujours sur des femmes qui se bagarrent pour tenir debout. Et puis, l'écriture est une thérapie, surtout quand on écrit pour l'autre, pour le lecteur...

Pouvez-vous citer trois mots qui résonnent particulièrement en vous ?

La bienveillance, le lien à l'autre et la combativité.

Angélique Villeneuve, sera en dédicace aux Escales de Binic, à l'Estran, le samedi 26, de 14 h à 18 h 30 et le dimanche 27 mars, de 14 h à 18 h 30. Elle participera également à la table ronde dusamedi 26 mars, à 15 h 30, autour du thème « L'écriture, un témoignage salvateur ».

Revue de  presse - Ouest France :

Le festival de littératures vagabondes se déroule, à l'Estran, et dans plusieurs lieux de la ville et du port. Au programme, lectures, spectacles et tables rondes.

Entretien 

Salah Al Hamdani, poète irakien invité au festival.

Pourquoi avoir accepté de participer aux  Escales de  Binic ?

J'avais déjà beaucoup entendu parler de ce festival du livre, quand j'ai été contacté par Mérédith Le Dez [membre de l'association les  Escales de  Binic]. J'ai évidemment accepté l'invitation. Il est important de se faire connaître ailleurs qu'à Paris. Toute la France est un grand pays de poésie.

D'où vous vient votre passion pour l'écriture ?

Elle m'est venue lorque que j'étais en captivité, en Irak, comme prisonnier politique. J'avais 21 ans. On m'avait emprisonné car lorsque j'ai été envoyé au nord de l'Irak pour combattre les Kurdes, j'ai refusé cette guerre. Tous les soirs, j'entendais quelqu'un dans une cellule voisine réciter des mots. C'était très beau. Quand je lui ai demandé ce que c'était, il m'a répondu « des poèmes ». Je ne connaissais rien à la poésie. Je suis né à Bagdad, en Irak, dans une famille modeste. Personne n'écrivait chez moi.

Une fois libéré, je suis retourné à Bagdad car on dit souvent:« On écrit en Égypte, on publie à Beyrouth et on lit à Bagdad. » Dans les cafés, j'ai découvert les livres traduits en arabe de Sartre, Baudelaire, et surtout Camus dont l'écriture m'a libéré de mon côté arabo-musulman. J'étais enfin un homme heureux.

Pourquoi avez-vous choisi de venir en France ?

À Bagdad, ma tête était mise à prix, y compris après ma libération. Il fallait que je parte. J'ai choisi la France, celle de Camus, en 1975, même si je ne parlais pas la langue. J'ai réussi à m'inscrire à la fac sans diplôme. Puis la chance est arrivée : on m'a proposé un rôle d'acteur au Théâtre national populaire en 1979. Pendant vingt ans, j'ai mené de front carrière d'acteur et d'écrivain poète. J'ai également publié plus de 40 ouvrages. C'est la langue française qui m'a fait découvrir le mot amour, le mot engagement.

Comment abordez-vous l'écriture ?

Je n'ai pas de rites. J'observe, je m'approprie les choses, la lumière, les autres. Je ne veux pas changer le monde, je veux en suggérer un autre. Je ne suis pas un poète engagé, mais un poète de l'engagement incarné.

Ce samedi, à 18 h 30, salle de l'Estran de  Binic. Gratuit.

 

 

 

 

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Pour Angélique Villeneuve, la lumière surgit toujours dans l'ombre

 

Entretien

Est-ce la première fois que vous participez aux Escales de Binic ?

Oh non ! C'est même la troisième fois puisque j'ai déjà participé au festival en 2013 et en 2014. Et je ne me suis pas fait prier pour revenir cette année, tant le salon est agréable, bien organisé, l'accueil chaleureux, que ce soit de la part de l'équipe ou du public. 

Et j'aime la Bretagne, c'est un magnifique territoire pour parler des livres. Les Bretons sont curieux et très sensibles à la littérature et à l'art.

Quel a été votre parcours pour arriver à l'écriture ?

J'ai toujours écrit depuis toute petite fille, des poèmes, des nouvelles. J'aime l'enfance, même si elle laisse des cicatrices, des fêlures. J'ai d'ailleurs beaucoup écrit pour la jeunesse. Mais c'est à la fin des années 90 que je vais me jeter à l'eau avec l'écriture d'un roman Age mental qui sera publié en 2001 chez Denoël. C'était parti.

 

Plus j'écrivais, plus ça devenait vital pour moi d'écrire ! Mon second roman Ne plus y penser est sorti peu après, suivi de Grand paradis, puis des Fleurs d'hiver qui a remporté le prix des lecteurs au récent salon du livre de Quintin.

Pouvez-vous nous en dire plus sur « Nuit de septembre », votre dernier roman ?

Ce dernier ouvrage, ce n'est plus de la fiction, c'est un récit littéraire autobiographique sur mon vécu récent, un vécu douloureux où je livre mes ressentis les plus intimes après le décès brutal de mon fils. Comment exister sans celui dont on respecte silencieusement le choix d'être parti ? Quelle place trouver parmi les vivants et comment leur dire que dans l'ombre surgit toujours la lumière ? 

J'ai mis beaucoup de lumière dans ce livre, beaucoup de bras et d'épaules...

Vos romans ont-ils un fil conducteur, un fil rouge ?

La lumière dans l'ombre, les fleurs dans l'hiver. L'espoir. Tenter de consoler plutôt que d'affliger le lecteur. J'écris toujours sur des femmes qui se bagarrent pour tenir debout. Et puis, l'écriture est une thérapie, surtout quand on écrit pour l'autre, pour le lecteur...

Pouvez-vous citer trois mots qui résonnent particulièrement en vous ?

La bienveillance, le lien à l'autre et la combativité.

Angélique Villeneuve, sera en dédicace aux Escales de Binic, à l'Estran, le samedi 26, de 14 h à 18 h 30 et le dimanche 27 mars, de 14 h à 18 h 30. Elle participera également à la table ronde dusamedi 26 mars, à 15 h 30, autour du thème « L'écriture, un témoignage salvateur ».

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